Edito de Septembre-Octobre

Atlas qui le porte l’aurait-il vu bleu ? Encore aurait-il fallu que le poids ait une couleur… Le monde est bleu ? Pas sûr…La planète est bleue ; oui, ça tout le monde le sait, le ciel, les océans, la mer… Et le monde alors ? Le monde est bleu comme toi, après tout c’est ce toi qui importe, comme toutes ces variations d’être humain, ces nuanciers de bleu à l’âme qui reprennent l’histoire primaire comme les trois couleurs dont il fait partie. Kieslowski lui en avait décidé autrement, au vert primaire il aura préféré le blanc pour célébrer ces trois couleurs ; car le bleu est multiple, entre l’azur et l’outremer il nuance et sait protéger des merveilles, comme le lapis-lazuli, depuis 7000 ans passion des Médicis et des grands hommes. Alors c’est ça, le monde est bleu comme nous car il sait ce que le jour doit à la nuit ; il embrase le pétrole ; il rentre dans la marine ; il écrit sur l’ardoise et se retrouve en charrette ; il vient de France ou de Berlin, de sarcelle ou de Prusse, pourquoi pas même égyptien ; quoi qu’il en soit, le bleu est toujours un peu givré, c’est surement ça qui le rend électrique et qui attise le courant avec Klein ou Majorelle qui du ciel le savent, ils ne se sont pas trompés. Alors cet été en respirant la lavande on oublie les pervenches et on se plonge dans le bleu canard, profitant de l’hydrophobie de ce dernier pour que tout glisse sur nos plumes, sauf le bonheur du bleu ciel. Florence Cane

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