Edito de Juillet-Août

On est à deux doigts d’un kakemphaton ; mais pourquoi crier quand on peut écrire à une lettre de l’anagramme. Car d’aucun pourrait vouloir la crier cette liberté, chérie, confisquée de nombreux mois. Alors liberté retrouvée, plus besoin de crier. Liberté écrite, tout simplement. J’écris ton nom et l’écriture fait du sens ; la main, la calligraphie, prendre le temps d’attendre que les doigts fassent faire les boucles au stylo pour former les lettres et composer les mots. Patience pour rentrer dans la danse. Liberté de retrouver l’innocence, la fraîcheur de croire encore à l’insouciance et profiter de ces espoirs qui naissent toujours au début de l’été. Les couleurs sont pastelles, poudrées et douces ; les lignes sont infinies et vont vers l’horizon, elles s’enroulent, tout est léger ; les matières sont aériennes et les touchers sont souples ; les écritures laissent des traces et des empreintes de joie ; les signes sont ceux de l’espérance : des étoiles, des nuages, des soleils ; la musique est perchée, un peu hindi, babacool, Fraggel Rock ; Stone&Charden ; l’odeur celle du coton, de la poudre, des taies d’oreiller propres ; l’esprit est optimiste, résilient, vivant, humain, aspirant au bonheur ; le sexe est féminin, évidemment. Florence Cane

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